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Les sanctions administratives contre le CAB sont tombées ; l’enquête se poursuit

«Nous avons procédé à des arrestations à la faveur des descentes dans certains quartiers à Bizerte et à Zarzouna. Les fauteurs de troubles sont des jeunes dont l’âge varie entre 13 et 28 ans. On a recensé des élèves, des chômeurs et des bandits recherchés, impliqués dans 3 ou 4 affaires pour certains d’entre eux. Les preuves sont irréfutables. Nous avons en notre possession des CD enregistrés au stade au moment de l’envahissement du terrain et un bon paquet de photos prises par nos agents de la police technique», nous affirmait un responsable de la police judiciaire de Bizerte, trois jours après les évènements, malheureux, qui ont émaillé le match CAB-CSS.
«Nous avons donc arrêté, jusqu’ici, quelques jeunes (7 ou 8); tous les autres ont été libérés car les charges contre eux ne sont pas suffisamment fortes pour les garder à vue. Ceux-là sont descendus dans le terrain pour suivre, parce qu’ils ont vu d’autres jeunes envahir le terrain. Ils pensaient s’amuser, nous ont-ils dit lors de l’interrogatoire. Quant aux vrais meneurs, ayant appris le jour même qu’ils étaient vus à la télévision, ils s’étaient immédiatement volatilisés. A notre passage chez eux, ils étaient introuvables. Toutefois, nous ne lâcherons pas prise, nous continuerons à mener notre enquête et nous les retrouverons. Nous ne pouvons laisser libres ces meneurs, dangereux de surcroît. Cinq de nos collègues, dont des gradés, ont été blessés, plus ou moins gravement», devait-il ajouter.

Pour une meilleure image

Concernant le peu d’effectifs constatés à cette occasion, notre source apporte les éclaircissements suivants : «Avant chaque rencontre, nous avons pris l’habitude de tenir une réunion avec les principaux responsables (police, représentants des supporters…). Ce fut le cas également la semaine dernière pour préparer le match CAB-CSS. Seulement, cette fois-ci, nous n’étions pas placés dans les gradins, les stadiers ayant pris la relève. Notre mission dans la main courante du stade et aux alentours était de protéger les joueurs, les arbitres et les responsables des clubs. Nous avons pensé que les stadiers allaient pouvoir encadrer les supporters; malheureusement, leur manque de formation et d’expérience a fait qu’ils n’ont pas su et pu retenir le public de sauter par-dessus les grillages. Nous déplorons là aussi les blessés dans leurs corps, trois ou quatre d’entre eux ont déposé plainte auprès de nos services contre leurs agresseurs».
La même source a fait comprendre pourquoi la police est encore réticente. Les forces de l’ordre sont encore «assises» entre deux feux et non deux chaises. Leur position demeure inconfortable.
Les policiers adoptent une attitude réservée et ne veulent pas de violence dans de pareilles circonstances dans la foule, pour éviter que ça dégénère davantage. Il y a de leur part un souhait, un désir de soigner leur image, visant ainsi à gagner la sympathie de l’opinion publique.
Ce fut une erreur monumentale de faire reprendre la compétition en présence du public, toujours selon la même source, la période est encore délicate. «Le huis clos aurait été la solution la plus appropriée», poursuit-elle.
Un fait est sûr : la police est plus que décidée à retrouver ceux qui ont été à l’origine des troubles et les «commanditaires» seront punis. L’enquête se poursuit…

Source: La Presse

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